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Lenia Major, auteur jeunesse
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vendredi 20 mai 2016

Une journée dans la vallée de Kaysersberg

Une belle journée, même, à Kaysersberg et Freland, ce jeudi 19 mai, où j'ai été invitée par la médiathèque à intervenir dans les écoles !
Les enfants, bien préparés par des institutrices motivées, avaient lu entre autres Atchoum, l'école des fantômes, Pour te dire, Les justiciers de quatre heure et demie.
Certains avaient dessiné des couvertures, ajouté des passages à "Pour te dire" ou "Suffit la Bagarre".


On a eu le temps de partager quelques lectures, notamment Chat et Pacha qui a rencontré un grand succès, les faisant passer du rire, à la peur, puis à l'attendrissement.
J'adore voir sur leurs visages qu'ils sont totalement happés par l'histoire, qu'ils la vivent complètement.


Pour ceux qui ne le connaissaient pas encore, Suffit la bagarre.
Le moyen idéal, en une petite heure, d'avoir le temps participer à la lecture, puis dessiner les personnages principaux.


Un grand merci aux institutrices pour leur travail en amont, qui a permis à ces rencontres d'être un beau moment, joyeux, fructueux et vibrant d'émotion.
Et merci également à Joséphine, mon accompagnatrice bibliothécaire, pour son invitation, sa préparation, et l'échange passionné de nos auteurs favoris autour du buffet indien !
(et pour avoir tenu la journée à écouter un peu les même réponses et les mêmes albums sans s'endormir ! )

mercredi 27 avril 2016

Il était une fois une princesse...

Il était une fois des personnes en apparence ordinaires, qui s'appelaient
Ana Maria Orbean


Lucian Orbean, Nelu Neagoe


et Patrice Seiler


Mais laissez-moi vous conter ce qui se passait lorsque les lumières s'éteignaient. 
Elles devenaient absolument EXTRAORDINAIRES, car elles avaient le pouvoir de donner vie à des êtres de bois, de plastique, de boulon, de vieux peigne, de bric et de broc, bref, tout ce que l'on trouve dans le Fatras du Souterratre...

Grâce à eux, les ballerines volaient haut sur les planches, les princes étaient amoureux, avant...


L'ACCIDENT ! Un accident qui écrasa la pauvre Stella, pour la transformer en Miette !



Pauvre Miette, si belle, si adorée, devenue si moche, malgré les efforts de Maindor pour la remettre sur pied.


Pourtant, Miette, même cassée, peut briser des cœurs ! Celui de Joules, par exemple, qui l'aime tant...



qui, pour lui redonner goût à la vie, est prêt à monter un spectacle avec les habitants des Zégouts.



Voyez-vous comme ces gens si simple étaient si magiques, capables de faire jaillir lumière, fumée et confettis pour enchanter les yeux des grands et des petits ?


Puis à un moment, les marionnettes ont raconté leur tragique mais belle histoire, pleine d'espoir. Vous savez, la résilience, tout ça...
La fin est heureuse, il est temps de saluer le public adoré.


Vous croyez que c'est fini, que ces gens vont vous abandonner comme ça, rentrer chez eux, vous oublier, s'éclipser derrière les rideaux tirés ?

Que nenni, il sont généreux, ils sont encore là, pour ceux qui ont ri, crié, chanté, tremblé, applaudi. 
Ils viennent de loin, pour vous emmener dans leur monde, ils ont parcouru 2000 kilomètres, ils ont appris le français.
Ils vont vous expliquer comment on devient magicien, ils vont vous présenter leurs compagnons, que certains croient inanimés... ils vont même vous laisser essayer !


Admirez comme ils font naître le bonheur et le rêve, sur le visage des minots !


Oui, on peut toucher, même gratouiller les souris !!!




La troupe est là, au garde à vous, ils n'ont pas envie que vous partiez ! Hé, les copains, vous reviendrez ?



Même les Rats peurs voudraient recommencer leur show, pour entendre encore les éclats de rire.



Alors, tu vois, Miette, tu as beau être rafistolée, recomposée, un peu mitée, Ana Maria, Lucian, Nelu et Patrice ont su te rendre belle et te faire aimer de centaines, que dis-je de milliers de spectateurs, qui ne t'oublieront jamais.



Et comme Miette, je remercie du fond du coeur les acteurs de la troupe du Théâtre Toma Caragiu de Ploiesti, Radu Dinulescu, leur metteur en scène, Mihal Androne, concepteur des marionnettes et du décor, et mon ami, le si talentueux Patrice Seiler, plasticien et scénographe, d'avoir transformé mon histoire et donné vie à ses personnages. C'est un cadeau inestimable.

Si vous souhaitez rencontrer ces êtres extraordinaires, suivez leur tournée en France, vous ne le regretterez pas, que vous ayez 6 ou 98 ans, je vous le promets !

Venez découvrir :
La princesse mécanique

jeudi 14 avril 2016

Saint Hippolyte 2016, le presque reportage...

Les amis, je vous présente d'avance mes excuses pour les photos nazes que vous verrez ci-dessous. Ce n'est pas moi qui les ai prises, mon mari avait confisqué l'appareil. Et comme j'ai préféré qu'il aille se balader pendant le salon plutôt que de rôder près de mon stand comme un renard autour du poulailler, vous n'aurez que des clichés mous et un peu vides. Finalement, tout est ma faute, je le reconnais.

Donc, contrairement à l'impression que vous allez avoir, Saint Hippolyte, c'est chaleureux, familial, vivant. Ceci grâce au monumental travail de Bénédicte Carboneill, de son mari, de ses enfants et de tous les bénévoles au sourire et à la gentillesse sans faille. Un grand merci à eux pour leur accueil et leurs attentions.

Il y a plein d'animations pour faire plaisir aux enfants. Coloriage, création de badges, tatouages (éphémères, hé ho, c'est pas un salon de bikers), maquillage, origami, ateliers, etc, etc... de quoi passer une super journée.



C'est tout joli, on se croirait presque à la plage !


C'est grand ! Une quarantaine d'auteurs et d'illustrateurs qui proposent des livres pour tous les âges et tous les goûts.



Mais la grande originalité de Saint Hippolyte, c'est que ce sont les chiens qui dédicacent. A coups de pattes ou de langue (parce que leur maîtresse est quelque part à papoter ou boire un verre de muscat...)




Vous comprendrez qu'avec l'affluence, le soir, ils soient littéralement lessivés et qu'ils aient grand besoin de caresses et de réconfort !

A Saint Hippolyte, vous pouvez également rencontrer une petite fille (Melusynne, pour ne pas la citer) qui vient le samedi et le dimanche et, avec ses économies, achète TOUS vos livres. J'ai bien dit TOUS.

Bref, Saint Hippolyte, c'est super cool, on s'y sent comme à la maison, limite à dédicacer en chaussons et pyjama.
D'ailleurs, pourquoi ne pas lancer l'idée pour l'année prochaine, hein Béné ????

mercredi 23 mars 2016

Poésie à Creil mars 2016

Les 18 et 19 mars, il y avait la grand messe du salon du livre à Paris...
ET la fête de la poésie à Creil où j'ai eu le plaisir d'être invitée.
Un grand merci à toute l'équipe de la médiathèque Antoine Chanut pour son accueil chaleureux, typiquement Picard : Sylvie, Violaine, Florence, Greg... des rencontres très sympathiques, souriantes !

J'ai pu assister à une interprétation éblouissante de textes de Rainer Maria Rilke par Laurent Contamin. Mais un tel brio, ça se mérite : avant il fallait travailler un peu.
Travailler ? S'amuser, imaginer, rimer plutôt avec une classe de 6ème du collège JJ Rousseau. Des élèves spontanés, volontaires, marrants, un vrai bonheur !

En deux heures, les apprentis poètes ont eu le temps d'imaginer la vie de "La Fée des paons", puis de délirer sur mon chien et mon chat, qui n'avaient plus de spaghetti !
Comme quoi, on peut faire travailler sa cervelle sur des sujets aussi fantasmagoriques que farfelus.
Mais toujours en s'éclatant (comme vous pouvez le voir aux mines réjouies) !


Le samedi, atelier en plus petit comité.


Cette fois, c'est une fée du printemps...

Et une péripétie de l'album "Suffit la bagarre" (que beaucoup auraient dû, lorsqu'ils étaient enfants, ou devraient avoir sur leur table de chevet en ces temps troublés) pour les jeunes auteurs (lire la partie droite en premier).


Dans les ateliers, je me sens un peu chef d'orchestre... ou danseuse de ballet, m'a-t-on fait remarquer (la grâce éthérée en moins).


Les demoiselles recopient leur belle poésie. Elles auront la preuve qu'elles sont des artistes nées !

Un peu de dessin maintenant ? Le pas à pas du chevalier de Suffit la Bagarre, pour pouvoir illustrer son texte...


Enfin, c'est l'heure de sortir paillettes, fleurs, colle et aquarelle pour de nombreuses dédicaces.


Encore de belles rencontres et peut-être quelques graines semées pour faire pousser dans les "Hauts de France" les futurs La Fontaine !

jeudi 3 mars 2016

Une jolie chronique vidéo d'Atchoum

C'est assez rare qu'une vidéo entière soit dédiée à l'un de mes livres, surtout lorsqu'il s'agit d'un roman pour les 8/12 ans, et pas d'un roman fantasy.


Alors, je me la pète un peu et je partage ! 
Un très grand merci à Miss Pampoune que je vais citer, par pur plaisir :
"Ce roman est vraiment une petite merveille, une belle leçon de vie, un véritable coup de coeur", "C'est très beau, très bien écrit, ça m'a fait rire, ce roman m'a beaucoup touchée...", 'On apprend beaucoup de choses sur la Nature, comment s'occuper d'un bébé animal", "La plume de Lenia Major est très belle".

Ah, ça fait du bien !


Il y a aussi La version texte.

mercredi 2 mars 2016

Vive le tri sélectif

Toujours pour le magasine Caramag de l'agglomération de Royan, je retrouve mon complice Piou Piou et ses adorables personnages.

Voici comment réaliser un tri ultra-efficace pour garder la Nature propre !


mercredi 24 février 2016

Un roman préhistorique au collège de Soufflenheim

L'année dernière, au sein du collège de Soufflenheim, avec la fantastique professeure de français, madame Caroline Franck, une classe de 5ème avait passé seize heures dans l'espace, en compagnie de Galaxine, pour écrire son aventure.
Cette année, nous avons remonté le temps et projeté deux classes de 4ème dans la préhistoire.

Sans leur dire, nous leur avons proposé le même "fait divers", le vol d'un Totem, comme départ de l'atelier. Pendant cinq séances, le clan des volés et celui des voleurs ont raconté leur version des faits.
Une manière d'aborder la différence, la haine, la guerre, ce qui peut entraîner la violence. Sont-elles justifiables ? Peut-on trouver un autre moyen pour régler les conflits ?
En ces temps troublés, nous avons eu des débats et idées très intéressants et productifs.
Nous avons beaucoup ri aussi, de leurs remarques spontanées et parfois farfelues et de mes mimes délirants... Ouais, la dame est folle, mais pas méchante, voire même marrante !

Je peux vous dire que ça a bossé dur !
Du synopsis global à la rédaction d'un chapitre complet par séance, pour arriver à une vraie fin, il n'a pas fallu perdre une seconde.

Voyez l'enthousiasme, même quand j'ai le dos tourné, les mains se lèvent pour progresser ...


On se gratte la tête pour mieux faire jaillir L'Idée géniale, LE rebondissement, LE synonyme fulgurant.


Et quand on a bien tout préparé, que le schéma est nickel, que la voie est tracée, les secrétaires se lancent et font chauffer le clavier. Ah, la première phrase est toujours la plus difficile à trouver, après, ça coule.
La dernière aussi, doit être "punchy", il ne faut pas se rater.



Allez, Pierre et Louis, on ne fait pas de fautes, on fait gaffe à la ponctuation, aux accents circonflexes (ceux qui restent), aux alinéas... Trop forts, les garçons !


Et comme on est en Alsace, pause "petite restauration" préparée par les élèves et leurs merveilleuses mamans !


Bientôt, nous réunirons les deux classes pour qu'elles découvrent l'autre versant de la montagne. Puis les élèves illustreront chaque chapitre avant de faire imprimer le roman réunissant les deux récits.

Encore un magnifique projet, monté et mené de main de maître par madame Franck. Faire du français autrement, de manière non académique, mais en travaillant vocabulaire, syntaxe, orthographe, mise en page, etc etc... Tout en reliant le sujet à l'Histoire et aux Arts Plastiques. La pluridisciplinarité dans toute sa splendeur, et bonne humeur !

Une fois de plus, j'ai adoré ces ateliers d'écriture... et j'espère que les élèves aussi (et peut-être que des vocations sont nées...) !