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Lenia Major, auteur jeunesse
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mercredi 15 novembre 2017

Avant Noël...



Vous savez tout, il n'y a plus qu'à brancher le GPS.

Les nouveautés, les classiques (j'ai hésité avec "les best-sellers", moment chevilles qui enflent), il y en aura pour tous les goûts, tous les âges. 
Et comme d'habitude, des paillettes, des strass, des dédicaces EXCEPTIONNELLES, messieurs dames !

mardi 10 octobre 2017

Le festival du livre de Mouans Sartoux

 Aller à Mouans Sartoux, c'est d'abord survoler la baie des anges, et être assise à côté d'un paniqué de l'avion, qui se demande où on va bien pouvoir atterrir dans tout ce bleu.
Non, monsieur, n'arrache pas le siège de devant, il ne t'a rien fait et il y a bien une piste à babord, où notre pilote à la voix suave va nous poser sans encombre (il l'a déjà fait trois fois rien qu'aujourd'hui, tu sais, monsieur, ne mange pas la mousse du siège, ce n'est pas bon pour toi).


Grâce à un de nos charmants chauffeurs, direction l'hôtel. 
On croit un instant qu'on va se dorer au soleil, sous 27°, les doigts de pied dans l'eau qui clapote.

Mon œil, les copains ! Parce que c'est parti pour un WE non stop dédicaces, le ciel bleu, t'es pas prêt de le revoir, fillette ! Y a déjà 200 mètres de queue devant la billetterie.
Et pas que pour voir les stars, le beau monde, les gens intelligents, madame la ministre.
Que nenni, les parents et les enfants sont là aussi pour le livre jeunesse !



Au début, y a plein de livres sur la table et dans les cartons...


Le lendemain matin, 6 tonnes de paillettes plus tard, il n'y a plus de cartons, et presque plus rien sur la table.


Alors, je n'ai pas pu faire beaucoup de photos, parce que comme le répétait ma jolie libraire : y aura un peu d'attente messieurs dames pour les dédicaces...
De la licorne, des fées, des perroquets, des kangourous... et des doudous à gogo.


M'étant rapidement spécialisée dans la reproduction de doudou pour l'album "Les aventures d'un doudou à travers le monde", j'ai eu un moment de solitude :
- C'est quoi le doudou de Marcus ?
- Un Oryx ! Son papa lui a rapporté d'Afrique du Sud.

Merci google pour les images d'Oryx, sans lesquelles Marcus aurait eu un ours, un lapin ou une souris comme tout le monde !



Mouans Sartoux, c'est un festival où l'on peut aussi se régaler concerts, lectures, rencontres, performances...
(j'ai rien vu, étant donné que j'étais le nez dans l'aquarelle, mais ça devait être superbe pour le public, qui vient par milliers et ne s'y trompe pas).




Et c'est aussi une soirée bal avec auteurs, illustrateurs, et les adorables organisateurs et bénévoles. Ici, avec mes belles libraires. Un grand merci à eux pour leur patience, l'organisation sans faille, leur disponibilité, leur sourire imperturbable !


La photo n'est pas floue à cause du champagne, comme le cliché précédent pourrait vous le laisser croire, mais parce que les danseurs sont déchaînés !


Enfin, une dernière photo de Maison Eliza, l'édition coup de cœur du festival, où Chichi Poilu se trouve en excellente compagnie : Bérengère Mariller, Valérie Wieshar Giuliani, Anne Defréville, Flora Prevosto, Maurèen Poignonec, Caroline Attia, Johan Dayt. 
Il manque la choupinette bouille à bisous de Lou sur la photo !



On se dit à l'année prochaine au même endroit ?

vendredi 15 septembre 2017

Naissance d'un album...

Aujourd'hui, je vais vous raconter une belle histoire, celle de la naissance d'un album !
Komansétikeusasepasse ? vous demandez-vous (avec cette orthographe ou pas)

Tout commence sur facebook. 
Oui, je l'avoue, je traîne pas mal sur FB. Faire défiler les posts de chatons mignons, de gros gâteaux et de belles illustrations met mon esprit en mode veille et me permet de faire avancer mes histoires.
Donc, sur la page d'une amie, je tombe sur une illustration de Perrine Rempault qui me fait craquer. Dans ce cas-là, on n'attend pas, on demande Perrine comme amie, on regarde ses photos... Et comme elle habite pas loin, on se rencontre en vrai, autour de la table de ma cuisine.
La mayonnaise prend entre nous. On est toutes les deux un peu cinglées, on aime les prouts de licorne et les histoires fofolles.

A force de boire du thé en grignotant des cookies, arrive ce qui devait arriver : nous prend envie de tenter l'aventure éditoriale en binôme.
Il fallait un texte... bien déjanté pour stimuler nos esprits malades !

- Dis-donc, t'aimes les lamantins, toi ? demande-je à Perrine.
- Faut voir, balance ton texte !

Il n'en fallait pas plus à l'intrépide Perrine pour dire banco, on y va, on plonge, on surfe avec Lamartine, le lamantin lamentable !

Comme Perrine habite pas loin (je l'ai déjà dit ? Je radote peut-être ???), le bonheur est dans ma cuisine (toujours), car nous pouvons travailler ensemble sur le personnage, le chemin de fer, les couleurs, les techniques... Tout ce dont un auteur est habituellement privé, je le découvre.
Alors, je vous en fais profiter, de ce making off d'album.

Perrine arrive donc avec son magnifique carnet de croquis, déjà très très rempli. Elle a bossé, la donzelle. Elle ne vient pas en mode touriste, tongs au pied, en faisant la planche dans les vagues chaudes...


Sur la page de droite, le texte qu'elle a recopié, sur la gauche ses idées d'illustrations, plein d'annotations marrantes.
Je glousse en découvrant les personnages !



 Puis, lorsque nous avons terminé la partie mise en scène, elle sort son énorme boîte de crayons de couleurs.
Je rectifie, elle se la pète en livrant à mes yeux ébahis ses trois niveaux de Luminances, pour lesquels elle a déjà vendu un rein et deux genoux.



Tout cela en cherchant sur instagram et pinterest des photos de chemises à carreaux, de fleurs et de coussins pour déterminer l'Association de couleurs, avec un grand A, qui rendra Lamartine totalement irrésistible.
Ce sera donc, orange, turquoise, jaune d'or !

Lamartine est né. Il n'est plus sur word, il est sur un carnet avant de galoper sur de belles feuilles A3, d'être gouaché, hachuré, chatouillé à la mine grasse.

Ce n'est que le début, car lorsque Lamartine sera prêt, il partira, dans ses petits souliers, à la rencontre d'éditeurs audacieux, qui n'auront pas peur d'oublier licornes, loups et pirates pour faire vivre un héros méconnu, LE LAMANTIN !

Nous on l'aime, on y croit à fond, on va essayer de partager avec vous la suite de ses aventures.
Alors, vous brûlez déjà de désir de rencontrer Lamartine, notre lamantin looser tombeur ?

mardi 12 septembre 2017

Attention, mignonnerie intense !

Les amis, vous étiez prévenus, faudra pas vous plaindre.
Vous avez ouvert ce post à vos risques et périls.

Cet album est un concentré de mignonnerie à base de doudou perdu, d'enfants choupinous, de paysages adorables. 
Claire Shorrock a déployé son talent tout britannique pour transformer mon texte en élixir de douceur, de ronronnerie, de thé avec un nuage de lait, tout en nous faisant voyager d'Europe en Amérique, au Japon et en Afrique.

Un grand merci à Marion Balalud, aux Editions Circonflexe, qui a su trouver la perle pour illustrer ce texte qui, au-delà de l'aventure du doudou perdu, délivre un petit message surprise à la fin...

Ce livre est conseillé à tous les enfants et à leurs doudous !




Des doudous surdoués, qui lisent même à l'envers...


 Et sur le ventre...


En faisant un gros câlin...



Et comme l'indique le titre, vous pourrez trouver Les Aventures d'un doudou à travers le monde partout partout partout, all over the world .


Que deviennent les doudous tombés du sac, oubliés sur un banc
ou perdus au détour d’un chemin ? Ils vivent des aventures
extraordinaires ! Voici celle de Caramel, un petit ours attachant qui
charme tous ceux qu’il croise sur son chemin.
Enfants étourdis ou rêveurs, adultes distraits ou pressés, au fil des
rencontres Caramel voyage autour du monde, depuis les pinèdes
du sud de la France jusqu’à la savane africaine en passant par les
jardins de Nagasaki. C’est finalement dans les bras d’une adorable
petite fille qu’il terminera son périple… sans pour autant cesser de
voyager, car la vie réserve de nombreuses surprises !

jeudi 31 août 2017

L'heure des papapis.... késako ?



Et si c'étaient les papas qui allaient chercher leurs enfants à l'école ?



Tout commence quand la maîtresse décide : « Demain, ce sera l'heure des papas. » 
Ouais, parce que vous, je ne sais pas, mais moi, "l'heure des mamans", je trouve que ça a un petit côté d'antan qu'il faudrait faire bouger !

Lorsqu'ils apprennent la nouvelle, ces derniers trouvent tous une mauvaise excuse : tandis que Monsieur Lion prétexte que c'est pile l'heure de sa sieste, Monsieur Pigeon objecte qu'il ne connaît pas le chemin de l'école... 
Mais leurs femmes ne sont pas dupes et trouvent chacune une solution pour contrer leur manque de volonté. 
Et si, finalement, aller chercher les bouts de choux à l'école n'était pas une corvée, mais l'occasion de papoter avec les potes ? Et si les papis s'y mettaient aussi ?



Cet album existe aussi en version « gros caractères » pour les lecteurs malvoyants ou ayant des difficultés de lecture.

Un grand merci à Fatiha Djiaba et Elsa Dupuis, mes éditrices, qui ont cru en cet texte déjanté, et à Fabien Öckto Lambert d'avoir accepté de l'illustrer si chouettement !

mardi 8 août 2017

Un bel article dans les DNA, avec la star Fusayn !


Je voulais prouver à mon mari qu’il avait tort, que jamais des éditeurs ne publieraient mes histoires. Ils l’ont fait ». Lenia Major, pharmacienne à mi-temps à Roeschwoog est aussi auteure de littérature jeunesse. Elle habite à Soufflenheim. C’est en inventant des histoires pour ses enfants qu’elle a commencé à écrire des livres. Aujourd’hui, elle publie environ dix ouvrages par an destinés à des enfants de tous les âges et vend ses albums et romans à travers le monde.
Caballero, qui signifie chevalier en espagnol, est le titre de son dernier roman, paru aux éditions Samir et en poche en mai dernier aux éditions Michel Lafon.
Lenia Major y raconte l’histoire de Genaro, un adolescent un peu perdu qui a du mal à s’intégrer à l’école. Pour se faire accepter par ses camarades, il participe à une séance de « binge drinking » (biture express) et finit à l’hôpital ivre mort. Ses parents décident de l’envoyer passer des vacances en Espagne chez son cousin Péepito qui s’occupe de Galgos et de Podencos, des races de lévriers espagnols utilisés pour la chasse. Les chasseurs maltraitent ces chiens au nom de traditions ancestrales. Caballero est l’histoire de cet adolescent qui se transforme et prouve sa valeur en voulant aider et sauver ces chiens.

Purs divertissements

La maltraitance des lévriers en Espagne est une réalité. Certains chasseurs, du sud du pays notamment, estiment que plus un lévrier souffre lors de sa mort, meilleur sera le prochain lévrier. « Je voulais parler de cette problématique tout en intéressant les jeunes. Le thème est dur mais les personnages sont fondamentalement positifs. Ils sont l’incarnation de ces militants qui se battent pour sauver les lévriers espagnols », explique l’auteure.
Par son sujet et sa taille, ce roman de 500 pages s’adresse essentiellement aux adolescents de 14 à 18 ans. L’objectif de Lenia Major est de leur prouver qu’il n’y a pas que par l’école qu’ils peuvent prouver leur valeur : « En aidant les lévriers, Genaro s’aide lui-même et trouve une forme de reconnaissance qu’il cherchait. »
Caballero est un succès. Il a déjà obtenu deux prix, « Des mots et des merveilles » et le prix des lycéens de Cherbourg Octeville. Il a aussi été sélectionné pour le prix Paul Langevin dont le gagnant n’est pas encore connu.
Dans ses romans et albums, la Soufflenheimoise aime transmettre un message à ses lecteurs. Dans Tibo et le mage Dyslexis, elle aborde le thème de la dyslexie. C’est mon frère ! aborde celui des familles recomposées. « Je cherche à montrer que ce ne sont pas forcément les liens du sang qui comptent mais surtout ce que l’on fait ensemble dans une famille », précise-t-elle. D’autres de ces livres sont des purs divertissements comme L’île aux aventures illustré par Carine Hinder. Mieux que 10 fées fait aussi parti de ses best-sellers. Il est constamment réédité et est traduit dans plusieurs langues. Lenia Major décrit page par page les pouvoirs magiques de dix fées différentes. À la fin de l’album elle conclut que, mieux que dix fées, c’est une maman qui rassemble toutes ces qualités. Cet album est illustré par la dessinatrice Cathy Delanssay avec qui elle a réalisé d’autres albums comme À l’orée des fées.

Entre réel et imaginaire

Lenia Major, qui a un pied dans la science en tant que pharmacienne et un pied dans la littérature jeunesse en tant qu’auteure, a trouvé le juste équilibre : « Avec la littérature jeunesse, tout est possible. C’est une littérature de l’imaginaire qui est fondamentalement positive », explique-t-elle. Néanmoins, pas question de quitter son travail de pharmacienne : « Ça me permet de rester dans le monde réel. Je rencontre beaucoup d’artistes sur les salons qui ont un peu la tête dans les nuages », ajoute-t-elle. Son métier de pharmacienne est également source d’inspiration pour rédiger ses livres. Il y a quelques années, un homme est entré dans la pharmacie et lui a demandé du lait pour chevreuil. Il en avait recueilli un chez lui car il avait été abandonné par sa mère et l’a élevé jusqu’à l’âge adulte. Dans son roman première lecture Atchoum , Lenia Major raconte la même histoire mais avec des enfants dont l’un est allergique aux poils d’animaux.
À la rentrée, Lenia Major publiera trois albums et un roman. L’un raconte Les aventures d’un doudou à travers le monde. Dans L’heure des papapis , elle questionne l’expression « l’heure des mamans ». La photo de classe paraîtra en octobre. Son roman première lecture a pour titre Un boulot pour les animaux du zoo.


Merci beaucoup à Julie Munch pour ce long et bel article et les supers photos !

jeudi 20 juillet 2017

L'invité mystère...

C'est l'été, les sorties sont prévues à la rentrée, mais j'ai quand même des choses à vous raconter !

Ou plutôt, j'ai envie de vous parler d'un métier de l'édition totalement invisible aux yeux des lecteurs. Et d'une personne plus particulièrement.
Quel suspense, mes amis ! Que va-t-elle nous dévoiler : qui est Charlie de drôles de dames ? Le père Noël existe-t-il ?  
Presque !

Je vous bassine régulièrement, en maman fière de sa progéniture, avec le succès de Caballero, paru chez Samir éditions.


Sélectionné pour de nombreux prix (dont celui de la fondation 30 millions d'amis, excusez du peu), lauréat du prix Mots et Merveilles de Maubeuge, du prix des lycéens de Cherbourg Octeville, ce roman qui me tient particulièrement à cœur fait son chemin.
Grâce à Caballero, je rencontre beaucoup de classes de collégiens et lycéens, ce qui offre l'occasion de discussions autour de ses deux principaux thèmes, la souffrance animale et la mésestime des ados.

Si vous connaissez un tant soit peu le milieu de l'édition, vous savez qu'il sort des milliers de livres chaque année. Une foule, une marée, où l'on est noyé. Quand je me balade dans les rayons d'une librairie, je me demande toujours si je vais continuer à écrire en sortant.
Les étagères sont pleines, les piles débordent. Pourquoi un lecteur choisirait-il mon livre plutôt que celui du voisin ? Pourquoi un livre rencontre-t-il le succès, alors qu'il pourrait être invisible ? Comment un jury intègre-t-il mon roman à sa sélection ?

C'est là que je vous parle de la petite fée de chez Samir, qui s'est penchée sur le berceau de Caballero : Amélie Zaccour, une attachée de presse passionnée qui monte au créneau dès qu'elle en a l'occasion pour faire découvrir les livres du catalogue.
Je sais qu'elle a aimé Caballero, qu'elle le défend, le promeut en permanence et je voulais la remercier pour ça.
Amélie fait un métier de l'ombre, mais si important pour un auteur.

Alors, je n'y pense pas toujours, mais aujourd'hui je tiens à rendre hommage à ceux qui font ce métier, qui se battent pour nous et qu'on oublie toujours dans les dédicaces.
Je lui adresse donc  un grand merci, pour l'énergie qu'elle déploie à faire vivre les livres de Samir éditions (et surtout les miens, of course ! HA HA HA).
Et j'espère pouvoir trinquer au champagne avec elle  pour les prochaines victoires de Caballero !