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Lenia Major, auteur jeunesse
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mardi 13 décembre 2011

Ode lyrique à la noirceur des profondeurs.


En vous écrivant ce billet, j'aurais dû sauter de joie comme une crêpe à la Chandeleur. Car ces livres, non seulement j'y avais passé des dizaines (ou des centaines ?) d'heures, mais encore, j'y avais glissé des odeurs, des saveurs, de la chaleur, des recettes choisies dans mon énorme classeur et certainement le morceau le plus sucré de mon coeur.
Las, les relations de plus en plus délétères avec l'éditeur, qui traite ses auteurs comme une carcasse de poisson abandonnée depuis trois mois par un raton-laveur, ont mis sur mes lèvres le goût amer du babeurre. 
Sans doute l'entendrez-vous crier que j'ai la gratitude d'un tigre qui bouffe son dompteur, que j'ai un caractère de bonne soeur, que je suis une commère qui baguenaude avec autant de discrétion qu'un coiffeur. Quelle horreur !

Mais je me dis, qu'en ces temps de crise, tu as une conscience, ami lecteur ! Que cette année, sous ton sapin, tu veux des cadeaux estampillés "100% respect de leurs créateurs".

J'ai réfléchi, je me suis demandée si en vous livrant mes malheurs, je faisais une erreur, si mes mots n'auraient pas un côté pleurnicheur. Mais je ne crois pas, et par respect pour le travail de l'illustrateur (qui est une fille, mais ça ne rimait pas !), je vous les montre en douce, sous le manteau, comme un voleur. Aussi parce que, malgré tout, je les aime, un peu comme l'enfant illégitime que j'aurais eu avec Kevin Costner.

Enfin, pour les facebookeurs qui suivent en photo mes aventures au chocolat et au beurre, je vous promets que d'autres livres de cuisine paraîtront chez des éditeurs qui connaissent le sens du mot honneur. 
Ce jour-là, vous me verrez arpenter les salons avec ardeur, pour vous présenter, cuillère en main,  mes petites idées pour le quatre heures !
Ce jour-là, je souhaiterai que mes livres n'apportent dans votre cuisine que rires, partage, chaleur et bonheur. 

Voilà, en attendant des jours meilleurs, c'était mon billet d'humeur, je vous laisse et vais guérir ma rancoeur en branchant le percolateur pour tremper dans mon café des truffes à la liqueur !




5 commentaires:

catibou a dit…

Quel dommage ! On attend avec impatience d'autres chez d'autres éditeurs !!!

valy a dit…

Comme dit Catibou, c'est bien dommage tout ça!

Anaïs a dit…

Amen, hein.

Cécile Alix a dit…

Dans les épinards on enlève le beurre... y'aura rien pour notre quatre heures... je pleure là, Lenia, je pleure ! ... oh mais que vois-je derrière ce monceau d'enquiquineurs ? Un bon éditeur ! Il paraît que ça existe encoeur ! Lénia : haut les coeurs !

Virginie a dit…

Comme je comprends étant dans la même situation que toi ! allez, c'est bientôt l'heure du quatre heures !

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